[bra_dropcaps style=’dropcap1′]Patrick Sobral[/bra_dropcaps]

 

 

Les voies qui mènent à la Bande Dessinée sont impénétrables…
Patrick Sobral ne déroge pas à la règle.
Né le 18 novembre 1972 à Limoges, capitale porcelainière française, ses talents l’amènent à exercer le métier de décorateur sur porcelaine.
La passion de la BD qui date de sa plus tendre enfance le pousse à participer au concours des éditions « Tonkam » en 1999. Son « Dynaméis » est primé donnant lieu à sa première publication, suivie peu après d’une commande publicitaire pour un grand groupe bancaire.
Après une douzaine d’années passées à décorer la porcelaine, il décide de quitter l’entreprise qui connaît des difficultés pour se consacrer au 9° Art. « Démons », son premier projet se voit refusé par les éditeurs. Comme pour beaucoup d’auteurs qui se respectent, ces moments de galère sont des lieux communs.
Aussi, il ne tarde pas à présenter un projet inspiré des « dessins animés » de son enfance (Dragon Ball/ Les chevaliers du zodiaque). Les éditions « Delcourt » ne s’y trompent pas et lui permettent de commencer la grande aventure des « Légendaires ». Comme le fera quelques années plus tard Florent Maudoux avec « Freaks’ Squeele » il sait exploiter intelligemment le mélange des genres graphiques. Le résultat : un manga franco-belge dont le succès, timide au départ, ne cesse de s’étendre.
Lorsqu’un album atteint un premier tirage de 150 000 exemplaires il est aisé d’en déduire que la symbiose fonctionne. Réussir à passer en une dizaine d’années les 3 millions d’albums vendus est plutôt flatteur pour un auteur. Il faut admettre que le public, jeune et ado au départ, est enthousiaste et le lui prouve en retour en inondant le site web de Patrick ou en organisant des événements déclinés autour des « Légendaires ». Ce subtil amalgame de gentils héros qui rappelle aux plus anciens les séries animées japonaises des années 80 possède les ingrédients de la réussite :
Des méchants acceptables, des héros pleins de courage, de l’humour, le tout mené par des personnages retombés accidentellement dans l’enfance.
Une idée originale qui plait.
Gageons que pour STRASBULLES 2014 une foule de fans de tous âges se pressera pour rencontrer leur auteur favori.

A.P.