Régis Loisel est né le 4 décembre 1951 dans les Deux-Sèvres et publie sa première planche en 1972 dans « Les Pieds Nickelés magazine ».

Quelques années plus tard, il fait la connaissance de Serge Le Tendre qui lui fait part de son idée de « La Quête de l’oiseau du temps ». Leur rencontre avec Rodolphe leur permet la publication de deux séries de six planches dans l’éphémère revue « Imagine ».

Après divers petits boulots graphiques et la sortie de « Jonas Folies », « La Quête » se voit pré-publiée dans « Charlie » avant de paraître en album en 1983 avec le premier titre « La conque de Ramor ». C’est une révolution dans le domaine de l’héroic fantasy qui va se confirmer avec les trois albums suivants, « Le temple de l’oubli » en 1984, « Le Rige » l’année d’après et enfin « L’œuf des ténèbres » en 1987.

Sans se laisser enivrer par ce succès mérité, Serge illustre des textes érotiques dans « troubles fêtes » avant de débuter son « Peter Pan ».  L’adaptation de l’œuvre de Sir James Matthew Barrie commence avec « Londres » en 1990 pour se terminer quatorze années plus tard avec le sixième volume « Destins ». C’est un pur chef d’œuvre. Durant toutes ces années, il ne se contente pas de travailler sur « Peter Pan ». Le nouveau cycle « Avant la Quête de l’oiseau du temps » est élaboré avec son complice Serge Le Tendre. Il sera dessiné par divers auteurs dont Lidwine, Mohamed Aouamri et récemment Vincent Mallié pour le troisième opus.

Il a aussi illustré « La dernière goutte est toujours pour le slip » sur des textes de Georges

Philippe Taladiart ainsi que « Norbert le lézard » et « Mali, mélo » avec Patrick Cothias au scénario. Il écrit aussi pour donner naissance à des œuvres telles que « Pyrénée » dessinée par Philippe Sternis, « Fanfreluches pour une sirène » avec Christine Oudot  ou encore « Les Farfelingues » qu’il co-scénarise avec Pierre Guilmard.

A la recherche de nouveaux défis, il entreprend avec Jean-Louis Tripp la réalisation en parfaite collaboration d’écriture et de dessin de « Marie », premier volume de « Magasin Général ». Cette histoire, sans scénario alambiqué, nous transporte dans un hameau québécois des années 1920 où les auteurs vont mettre à nu les âmes de leurs personnages. C’est bouleversant d’émotion…et tout simplement beau.

Fin 2010 est paru le sixième album de la série intitulé « Ernest Latulippe ».

Ces dernières années, il a aussi scénarisé avec Djian « Le grand mort » dessiné par Vincent Mallié.

Cet auteur de tout premier plan dont le talent n’a d’égal que la discrétion a reçu en 2003 la récompense de ses pairs avec le grand prix d’Angoulême.

C’est un très grand honneur qu’il nous fait en acceptant de parrainer notre festival 2011.