Frères d’armes

Scénario : Olivier Dobremel Dobbs  – Dessin : Dragan Paunivic

Taïne

Scénario : Nenad Pejcic  – Dessin : Igor Krstic

Le retour de Milou

Scénario : Rodolphe  – Dessin : Zoran Janjetov

Le journal de Corfou

Scénario : Filip Bankovic  – Dessin : Ivan Stojkovic

Allons enfants de la partie

Scénario : Miriana Mislov  – Dessin : Aleksandar Zograf

Ange gardien

Scénario : Bruno Falba  – Dessin : Aleksa Gajic

Le héros

Scénario : Milos Petrik  – Dessin : Ana Milojkovic

L’Odyssée du sous- marin Curie

Scénario : Philippe Zytka  – Dessin : Darko Perovic

Flora

Scénario : Milenko Misic  – Dessin : Milan Drca – Couleurs : David Sirkoski

Entre ciel et terre

Scénario : Dragana Stojiljkovic  – Dessin : Drazen Kovacevic – Couleurs :Toni Anastasovski

 

Les célébrations de l’Armistice 1918 se prêtent bien à la mise en ligne de cette modeste critique d’un bien bel album que j’avais découvert il y a quelques mois sur facebook, dans une information relayée par le dessinateur Milan Jovanovic, un habitué de notre beau festival.  Je m’étais renseigné auprès de Philippe Zytka, un des scénaristes de ce Tome 1 consacré à différentes évocations de cette terrible 1ère guerre mondiale et il m’avait répondu qu’une version française serait aussi bientôt disponible.

J’ai fini par pouvoir prendre un exemplaire et je ne le regrette pas.

Voici un ouvrage qui a pour vocation de se souvenir de cette guerre mondiale qui devait être la dernière…

Plusieurs équipes de scénaristes, dessinateurs, lettreurs et coloristes, français et serbes, ont participé à cet ouvrage, chacune racontant une période de cette 1ère guerre mondial.

Certains récits m’ont plus touché que d’autres, tel que  Frères d’Armes , avec la bataille aérienne entre un avion allemand et français.  L’avion à la cocarde française étant piloté par un soldat français et un soldat serbe à la mitrailleuse, illustration parmi d’autres, de l’amitié franco serbe qui a marqué cette guerre.

Taïne est aussi remarquable, en noir et blanc, avec un soldat quittant la ferme et suivant, de la mobilisation jusqu’au retour, une superstition qui finalement, lui sauvera la vie.

Le Journal de Corfou aussi, avec l’histoire de Milutin, dont l’arrière-grand-père avait été sauvé sur le champ de bataille par l’arrière-grand-père de Lazar. En fait, c’est la prise de contact par lettre interposée, entre Milutin et Lazar, qui sans cette guerre ne se seraient probablement jamais écrit, ni rencontrés.

L’Ange Gardien, le récit d’un soldat serbe nommé Milan, sauvé des shrapnels par son casque Adrian (casque de fabrication française) et qui partira à la recherche de la femme ayant écrit le mot se trouvant dans ce casque ! C’est là que j’ai appris qu’un mot était glissé dans chaque casque par les petites mains des usines les fabriquant !

Le dernier récit est très émouvant et dur à la fois, magnifiquement dessiné par Drazen Kovacevic. Il m’a mis les poils comme on dit, avec ce soldat serbe en pleine retraite avec ses camarades, dans la campagne albanaise, serrant sur son cœur ce qui semble être un petit lapin…

Au niveau dessin, tout ne m’a pas emballé, mais même quand je ne trouvais pas le dessin à mon goût, l’histoire pleine d’humanité, prenante, compensait ! Il n’y a pas une histoire qui ne m’ait ému, c’est un ensemble, ça retrace un passé commun entre la France et la Serbie, plusieurs aspects et points de vue sur une maudite guerre que, je l’espère, moi et mes proches n’auront jamais à vivre !!

Un ouvrage fort donc, qui met en avant le passé commun entre la Serbie et la France !

 

Pierre