Scénariste : Jérémy BOUQUIN

Dessin/Encrage/Couleurs : SEBBA

Publié chez Northstar Comics Editions (http://www.editions.northstarcomics.com/) après Aelement Comics (http://aelementcomics.fr/pages/Boutique_COMICS-1960282.html)

Et si nous parlions un peu comics hum ? La franco-belge, c’est juste génial et incontournable, mais y a pas que ça ! 😉

Dans le n°1, les faits divers qui s’enchaînent à chaque page sont un peu déroutants au début mais comme le dit Thierry PERUZZO dans l’édito, il faut savoir lire entre les lignes. A la limite une relecture est souhaitable pour profiter à plein de ce n°1, très sombre, c’est clair. Désolé, pas pu résister. ^^

Ce Privé est intéressant et avec lui, ça n’est pas Mike HAMMER, il n’est ni tout blanc ni tout noir. On constate qu’il a une relation ambigüe avec la mafia. Privé oui, mais pas que…

Bravo à SEBBA qui assure grave dans cet univers noir, les découpages, le dessin, ça me parle vraiment. Merci aussi à Jérémy BOUQUIN qui parvient à m’accrocher avec ces histoires et surtout le cliff qui donne envie de lire fissa le n°2.

Dans le n°2, Disparitions, c’est un peu la genèse du Privé ou de son côté obscure, avec le mafieux Filippe Carmone qui a soigneusement tissé une toile destinée à piéger le Privé.

Cette fois, ce n°2 se déroule en une seule histoire alors qu’avec le n°1, c’était une succession de faits divers. Et d’ailleurs un de ces faits divers voit son explication dans le présent numéro. Très intelligemment fait et c’est encore mieux lorsque l’on peut lire les deux n° à la suite.

Ce principe se retrouve dans le n°3, intitulé Un Héritage, puisque certains faits divers du N°1 prennent tout leur sens dans ce n°3. Un peu pour cela que je ne vais pas pouvoir en dévoiler bien plus.

Mais quand même, on en vient à se dire que le Privé, bien que malheureux dans sa vie, blessé, n’est pas en reste côté tissage de toile, c’est du moins ce que je me dis en attendant de lire le n°4 qui sortira en Septembre chez Northstar Comics.

Sebba nous amène où il veut, c’est fluide, on comprend tout ! Les dessins, la mise en couleur, m’ont d’ailleurs fait penser à du Francesco Francavilla que j’adore aussi.

Jérémy Bouquin a construit une  intrigue qui pourrait paraître compliquée, mais en fin de compte non. Le fait d’avoir des explications sur des évènements du n°1 seulement dans le n°3, sans voir venir non plus certains points ou dénouements, ça fait vraiment plaisir.

N’oublions pas aussi, tout le matériel éditorial qui est proposé dans ces 3 n°, avec des sketchbooks, des articles sur, la mafia, les privés célèbres, les bio des auteurs avec photos et même une petite page destinée à accueillir la dédicace de SEBBA quand vous le verrez en festival !

En comic book de nos jours, c’est assez … compliqué d’être surpris, mais là, je l’ai été et agréablement.

 

Pierre