Scénario et dessin : Louise Joor

Editions Delcourt / Mirages

Le volume 1 est paru en 2014, je me demande comment j’ai bien pu passer à côté de cette bande dessinée que j’ai dévoré d’une traite cette semaine et je n’ai pu m’empêcher d’aller récupérer le volume 2 dans la foulée, au cours d’une séance de dédicace dans une librairie de Strasbourg (Ca va buller-Canal BD).

Au début, les choses sont mises en place en expliquant bien comment l’être humain, en 2137, a bien foiré sa gestion des ressources naturelles, surexploitées depuis 3 siècles. C’est clair qu’avec 10 milliards d’êtres humains, c’est devenu compliqué.

Mais dans ce ratage planétaire, survivent quelques êtres humains loin de toute technologie, bien forcés par une catastrophe nucléaire survenue il y a 119 ans au sein de la forêt amazonienne !

On découvre le Peuple, une population aux stigmates nucléaires, malformations physiques, des animaux aussi avec des membres en plus et en solitaire, cachée, vit Kanopé, une belle jeune femme rousse qui n’est clairement pas la bienvenue parmi le Peuple.

Vient se rajouter à la situation déjà compliquée, un homme pourchassé, qui se réfugie dans la forêt. Il s’agit de Jean un terroriste des réseaux sociaux qui fuit la modernité de la vie moderne qu’il tente de changer.

Mais là, c’est lui qui va subir des changements drastiques car la vie au sein de la forêt amazonienne, rien ne pouvait l’y préparer. Il y découvrira l’eau, la viande, deux choses réservées aux élites.

En tous cas, sans en dire de trop, la rencontre entre Jean et Kanopé va avoir des répercussions planétaires car comme tout le monde tend à le dire déjà aujourd’hui, la forêt d’Amazonie n’a pas livrée tous ces secrets… D’autres part, à leur niveau, le Kanopé et Jean vont eux aussi subir un changement dans leur vie qui va les impacter durablement.

Ces deux volumes sont juste un plaisir de lecture, tant au niveau de l’histoire qu’au niveau du dessin. Il y a tout de même 256 pages que j’ai lu avec grand plaisir, pas de moment d’ennui, c’est passionnant de bout en bout, c’est lourd comme sujet mais j’y trouve beaucoup d’optimisme.

L’histoire est placée dans une période assez lointaine de nous, c’est une situation catastrophique mais il en ressort du positif, le vivant est mis en avant, les relations humaines aussi !

Mais une fois de plus, les industriels, véritables machines à fric sans le moindre état d’âme sont les réels virus de l’humanité ! C’est sans doute plus compliqué que cela mais bon, ils sont une composante des problèmes de la Terre dans ces 2 volumes de Kanopé et ils le deviendront (encore plus que ça ne l’est actuellement) en dehors des cases d’une bande dessinée si nous n’y prenons pas garde !

Je conseille fortement la lecture de ces deux ouvrages. 😉

Pierre