Scénario : Julian VOLOJ

Dessins : Thomas CAMPI

Editions URBAN GRAPHIC

 

Ah quel régal que ce roman graphique, c’était passionnant du début à la fin.

C’est un travail de plusieurs années de la part de Julian Voloj qui a enquêté sur la vie de Joe SHUSTER, le dessinateur et co-créateur avec Jerry SIEGEL de SUPERMAN, devenu plus un concept qu’un personnage de bande dessinée.

Quelle aventure que la vie de Joe SHUSTER, meilleur ami de Jerry SIEGEL, deux jeunes artistes passionnés qui, à force d’abnégation, vont parvenir à trouver l’histoire, le personnage d’une vie.

Ça n’a pas été facile et ce, depuis le début car à cette époque, en 1939, les artistes n’étaient pas vraiment respectés, c’est le moins que l’on puisse dire vu le contrat que le célèbre duo fut contraint de signer pour pouvoir toucher un misérable chèque de 130 $ pour la publication de leur première histoire du personnage qui allait devenir le tout premier super-héros et qui servira de mètre étalon à tous les super héros qui suivront.

Un contrat que Jerry SIEGEL et Joe SHUSTER n’auront de cesse de faire casser pour qu’eux aussi profitent des millions de dollars amassés par leurs escrocs d’employeurs.

Cela ne se passera pas comme prévu, malheureusement, avec des employeurs escrocs voire mafieux, enfin, tout cela est brillamment relaté dans ce roman graphique qu’il vous faut absolument si vous êtes lecteurs de comic books ou même si les aventures humaines vous passionnent.

Thomas CAMPI, un dessinateur italien, parvient à nous faire ressentir la fougue, la persévérance, la joie, les déceptions de Joe SHUSTER et Jerry SIEGEL depuis leur début jusqu’à la fin de leur vie.

Il a un style qui rend ce roman graphique encore plus spécial qu’il ne l’est déjà. Ça n’est pas du comic book, c’est bien plus que ça. C’est aussi une histoire sur le respect que l’on doit avoir des artistes et des émotions qu’ils nous procurent avec leurs créations. Ça ne sort pas comme ça de leurs esprits, ils mettent du temps à trouver l’idée qui fera que nous sommes scotchés à la lecture. Et cela demande, de la part des éditeurs, un retour équitable qui profite à toute l’équipe parce que sans les artistes, il n’y a pas de maison d’édition.

Un roman graphique militant et d’utilité publique en quelque sorte !

 

Pierre